E-JURY UNIVERCINÉ 2017-03-14T16:58:27+00:00

Le projet  E-jury Univerciné  vise à constituer, aux côtés du jury Univerciné déjà existant, un jury européen à distance, formé d’étudiants inscrits dans quatre différentes universités d’Europe sur la base de très nombreuses conventions Erasmus déjà actives, dont celle avec l’Université de Gênes, lesquels assisteront dans cette première édition à la projection des quatre premiers films en compétition du festival Univerciné italien 2017.

La première édition de l’E-jury s’est déroulée à Gênes les 2 et 3 mars 2017.

Le prix E-jury Univerciné a été annoncé à la clôture du festival à Nantes, le 12 mars 2017.

un bacio one kiss

Le E-jury de l’édition 2017 a primé le film Un bacio / One Kiss d’Ivan Cotroneo.

Les membres de cette première édition sont :

Maria Ester Canepa

Maria Ester Canape e-jury

J’ai vingt ans, et je vis à Gênes avec mes parents : en 2015 j’ai passé et réussi mon bac au lycée linguistique « Grazia Deledda », puis commencé mes études universitaires à la faculté de langues et littératures étrangères, où j’étudie le français et l’espagnol. Mais à côté des langues, de la musique de tous les genres et de la littérature, le cinéma m’a toujours plu. Il n’y a pas une raison particulière, je sais seulement qu’il me provoque la même sensation, c’est à dire, je pars pour un voyage avec le corps et l’esprit vers des lieux inconnus et lointains de mon pays d’origine, sans acheter un billet d’avion pour le réaliser. « Nuovo Cinema Paradiso » par exemple ou encore « Le Petit Prince » me font rêver et les souvenirs de mon enfance reviennent avec mélancolie au gré de mon imagination.

En revanche, certaines fois je ne suis pas philosophique, et je vais simplement au cinéma pour rire: c’est pour ça que mon genre préferé est la comédie, surtout les comédies italiennes de Ficarra et Picone ou les comédies françaises comme « Intouchables » et « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?« . Parfois, je crois que le cinéma sert à réflechir de manière innovante sur la réalité dans laquelle on vit. C’est fondamental aujourd’hui, et on ne doit pas leurrer les gens par des histoires insignifiantes et monotones, toujours sur les mêmes thématiques. Et comme j’aimerais beaucoup travailler un jour dans ce monde merveilleux, le projet E-Jury pourrait être une occasion parfaite pour grandir en tant que étudiante et spectatrice.

 

Ambra Flamigni

Ambra Flamigni e-jury

J’ai 25 ans et je suis italienne, de Gênes.

Je suis étudiante à la faculté de langues et dans quelque mois j’aurai terminé mes études. J’ai étudié l’espagnol, le français et l’arabe et je parle aussi l’anglais. Au fil des années, je me suis rendue compte que j’aime presque toutes les langues. Chaque fois que je voyage dans un pays dont je ne connais pas la langue, mon cerveau se transforme en une éponge qui absorbe cette langue inconnue et tout devient un jeu où la chose la plus importante pour moi est de reconnaître les mots, découvrir leurs significations, et enfin, juste l’écouter. Moi, je me promène dans les villes avec mon ouïe. C’est devenu une obsession, une déformation professionnelle.

J’aime étudier en général mais mon avenir est la littérature. J’aime lire. J’aime les livres. En réalité je crois que je suis arrivée au point où je pourrais dire que j’aime les arts.

La danse, le théâtre, le dessin, la peinture, l’art contemporain. Tout. Et je cherche à fondre ma vie dans l’art. Je suis un cours de théâtre depuis trois ans, j’ai dansé plusieurs années, j’aimerais dessiner mais je trouve que je ne suis pas douée et donc je me limite à colorier. Ah, j’avais oublié : le cinéma. J’adore le cinéma. Chaque fois que je peux, j’y vais. J’adore regarder les films et être dans cette boîte noire. Si je pense au cinéma, je pense à un submersible. On entre dans cette boîte et après on coule dans un autre monde, un peu comme au fond de la mer. J’adore cette sensation.

À l’université j’ai suivi un cours d’histoire et critique du cinéma qui a été un des cours les plus intéressants de ma carrière et l’unique fois où j’ai été très contente de préparer mon examen : pendant un mois j’ai dû regarder plus de 30 films, ça veut dire presque un film par jour. Un rêve ! Je peux revivre cette expérience quand je suis malade et je dois rester chez moi. Alors, dès que je me réveille, le matin, je commence à regarder des films. Il y a quelques semaines j’ai été malade pendant cinq jours et j’ai vu sept ou huit films. Quelle joie ! J’aime les livres parce que quand on lit c’est un peu comme avoir un cinéma dans la tête ; les images passent et montrent l’histoire qui se déroule. Mais au cinéma il y a les images, les sons, les couleurs ! Dans le cours d’histoire du cinéma j’ai appris à reconnaître aussi les détails techniques d’un film : voir et comprendre comment a été pensé et structuré le film permet d’apercevoir des nuances en plus.

Filip Miletic

Filip Miletic e-jury

Actuellement étudiant en Master 1 « Langues et littératures modernes pour les services culturels » à l’Université de Gênes, j’ai suivi un parcours formatif à travers lequel j’ai pu découvrir différents arts, langues et cultures. Par ailleurs, j’ai vécu moi-même des expériences multiculturelles importantes : je suis d’origine serbe, je vis en Italie depuis quatre ans, et l’année dernière, dans le cadre du projet Erasmus+, j’ai passé quelques mois à Nantes. Ce contact direct avec des cultures différentes a profondément influencé ma perception du monde, mais il a aussi amplifié mon intérêt pour tout type de création artistique.

Cependant, cet intérêt est aussi étroitement lié à ma formation universitaire. En fait, ma licence était concentrée sur l’étude des langues étrangères – notamment du français et de l’anglais – ce qui m’a poussé à réfléchir à la façon dont les langues sont utilisées dans des œuvres d’art provenant de cultures diverses. En même temps, j’ai eu l’occasion d’étudier de façon approfondie l’histoire de la littérature et du cinéma de différents pays, ce qui m’a permis de mieux comprendre ces domaines du point de vue artistique et social, mais aussi de développer des compétences analytiques et critiques.

Or, mon intérêt pour le cinéma n’est pas limité au domaine académique. Au contraire, j’ai toujours été fasciné par cet art, plutôt récent, qui continue à évoluer rapidement : on est constamment à la recherche d’une façon plus innovante ou plus efficace pour exprimer une idée et pour impliquer le spectateur. Comme je suis passionné de la photographie, je m’intéresse beaucoup aux choix techniques des réalisateurs, qui ont à leur disposition un nombre quasiment infini de possibilités expressives. Mais il faut aussi tenir compte du fait qu’un film est le résultat du travail et des décisions de nombre de personnes qui ont toutes contribué au produit final ; ceci est un autre aspect important par lequel le cinéma se distingue des autres formes artistiques.

En même temps, les films peuvent avoir un impact social considérable, ce qui est d’autant plus important dans un monde qui évolue à une vitesse vertigineuse. À une époque où nos vies sont bouleversées par les changements technologiques, économiques et politiques, l’art peut nous aider à mieux comprendre cette réalité parfois troublante. Plus en particulier, ayant connu plusieurs traditions cinématographiques – dont les traditions française, anglaise, américaine, italienne et serbe – je trouve qu’il est intéressant de se pencher sur la manière dont les cultures différentes et leurs cinémas s’influencent réciproquement.

C’est ce type de réflexion que le festival Univerciné nous permet de faire, et c’est l’une des raisons pour lesquelles je suis très content de faire partie de l’E-jury. Il s’agit, par ailleurs, d’un projet innovant, qui sied bien à l’ère du numérique et des communications globales, et qui vise à instaurer un dialogue culturel au niveau international. En fait, je crois qu’il est fondamental de promouvoir des échanges de ce genre parce qu’ils représentent une occasion importante pour mettre en œuvre nos connaissances, et pour profiter de nos différences et de nos similitudes, tout en valorisant la création artistique contemporaine. Pour ma part, j’espère apporter à l’E-jury une originalité d’esprit et de réflexion, informés par mon parcours formatif et personnel.

Fabia Ricci

Fabia Ricci e-jury

J’ai 21 ans et j’habite à Gênes.

J’étudie à la Faculté de Langues et cultures étrangères de Gênes.

J’aime le cinéma, en particulier les comédies romantiques et les drames.

Je pense que Univerciné est un festival très intéressant.

L’E-jury de l’édition 2017 est mis en place et encadré par Paula Panagl

paula panagl e-jury

Actuellement en fin d’études du Master tri-national « Analyse de Pratiques culturelles » et stagiaire auprès de l’Association Univerciné depuis novembre 2016, je suis chargée de la mise en place de l’E-jury Univerciné.

La première édition du projet E-Jury aura lieu du 2 au 3 mars à Gênes et est réalisée en coopération avec l’Université de Gênes et soutenue par Alliance Europa et l’Alliance Française de Gênes.

Le projet vise à constituer un jury à distance mettant en valeur le cycle des Festivals Univerciné. Ce jury supplémentaire permet aux festivals de mettre en valeur une fois de plus l’ouverture culturelle et l’immensité du regard qui sont transmis à travers la diversité artistique du cinéma européen qui est présenté au cours du cycle cinématographique à Nantes.

L’équipe Univerciné souhaite remercier pour cette première édition

l’Alliance Europa, l’Alliance Française de Gênes, ainsi que l’Università degli Studi di Genova.